2007: année de l'écologie politique certes mais ... dans une démocratie tronquée?
A la veille des choix politiques qu'auront à opérer les français au cours de cette année, jamais l'écologie, le développement durable, et l'ensemble des enjeux environnementaux n'ont été aussi présents dans les débats. Comme le dit aujourd'hui Nicolas Hulot, avec un réel impact (un pacte!), l'écologie doit être l'affaire de tous. Nous devons très sincèrement nous réjouir de cette appropriation, même personnalisée, des propositions que les écologistes de tous bords portent depuis fort longtemps (saluons l'initiative de René Dumont en 1974!).
Demandons-nous quels sont les candidats les mieux placés pour incarner cette exigence, devenue pour beaucoup un impératif! Quels sont ceux qui en feront autre chose qu'un slogan de campagne aux intentions clairement tactiques.
Dans ce contexte, aujourd'hui plus qu'hier encore, les Verts n'ont d'autres choix que d'entrer sur la scène médiatique présidentielle pour faire entendre leurs idées. Vaste mise en scène à laquelle nous sommes contraints, car les jeux sont faits, personne n'en doute.
Pourtant la démocratie s'accommode mal de l'hypocrisie...
Alors, considérons les présidentielles comme une étape et mettons davantage en avant les enjeux des prochaines législatives (qui interviendront 5 semaines seulement juste après l'écran médiatique que constitue les présidentielles).
La représentation nationale (donc nos députés) devra alors oeuvrer pour une traduction, au quotidien et tout au long d'une législature, des attentes de nos concitoyens.
Profitons-en, de nouveau, pour exiger un scrutin à la proportionnelle (un engagement qui ne vaudra que pour les élections suivantes malheureusement). Une évolution qui fera que les différentes sensibilités des Français soient mieux représentées (au moins celles qui ont un certain écho et qui s'inscrivent dans une volonté accomplie de l'exercice des responsabilités).
Longtemps, les grands partis très institutionnalisés ont argué du danger que représentait le front national. L'argument ne tient plus après le choc du 21 avril 2002 où le peuple de gauche a du voter Jacques Chirac (sans que celui-ci ne bouge à aucun moment par la suite sa ligne politique).
Avec JM Le Pen à presque 20% d'intention de vote, c'est d'une vraie réhabilitation de la chose publique (res publica) dont notre pays a besoin. Le vote «dit utile» va tuer le débat, ce que montrent déjà les médias depuis de longs mois.
En attendant qu'une nouvelle majorité inscrive dans la loi électorale une proportionnelle susceptible de redonner des couleurs au débat politique, le parti socialiste devra ouvrir la voie. Car il sera « en situation ».C'est possible dès maintenant en permettant aux partenaires que sont les Verts de disposer d'un groupe parlementaire.Ceux-ci auront à coeur de traduire en mesures concrètes et porteuses d'ambitions une large partie de l'aspiration des français.
Partout au plan local quand les Verts sont dans les exécutifs, ils démontrent leur sens de l'intérêt général et des responsabilités.
Nous le montrerons également lors de ces législatives 2007... n'hésitez pas à faire «campagne utile» à nos cotés.