Politiquement jeune
Ce texte est une réponse personnelle (comme toutes celles de ce blog) à l'interpellation du CRAJEP (comité régional des associations de jeunesse et d'éducation populaire) programme d'interpellation intitulé :
Politiquement jeune. Voir www.politiquementjeune.fr
Politiquement jeune. Voir www.politiquementjeune.fr
Chères amies, Chers amis,
Je crois très bien connaitre et partager les attentes et préoccupations du secteur associatif. A tel point, que j'ai hésité à vous répondre pour éviter de vous infliger une confusion des genres.
Et puis, je me suis dit que dans le contexte politique du moment, très agressif à l'égard des champs éducatif, sociaux et culturel, vous auriez besoin de toutes les contributions pour envisager l'avenir de l'éducation populaire.
Je ne répondrai pas point par point pour éviter les paraphrases sur votre vision des politiques de jeunesse, vous savez que je la porte dans mes divers engagements.
Je resterai plus général au risque de vous décevoir...
Finalement, je crois être assez représentatif et porteur de ce que vous pouvez souhaiter entendre d'un militant de l'écologie politique, candidat à une législative.
Le parti des Verts est né, il y a 20 ans, du secteur associatif, et pas seulement environnemental. Il y puise encore maintenant sa diversité (parfois complexe) et sa régénération permanente.
Vous le savez peut être, dans nos instances, il existe des travaux formels portant sur l'éducation populaire, sur l'économie sociale et solidaire. Et je ne suis pas mécontent de voir inscrit dans le programme national des Verts l'idée qu'il fallait :
Avec les associations, nous sommes pour l'heure, inquiets de la mise en cause des services publiques, qu'ils soient portés par les collectivités publiques (et leurs établissements) ou délégués au secteur associatif. Lequel porte souvent ces missions avec encore plus de convictions et de sens de l'intérêt général que les pouvoirs publics eux mêmes.
La société de profit, où l'on renvoie en permanence aux compétitions individuelles (ceux qui se lèvent tôt?) sous prétexte de libertés à conquérir, n'est ni compatible avec l'urgence écologique, ni avec les exigences sociales, culturelles et éducatives d'une société moderne.
On nous prépare une société de concurrence, nous préférons la solidarité. On nous trompe: la concurrence n'est pas la liberté.
L'idée d'allocation d'autonomie est conçue pour aider les jeunes à l'émancipation, cette émancipation que vous favorisez patiemment dans vos actions de terrain. Penser que l'émancipation est innée est aussi absurde que de décréter la délinquance héréditaire. Nous avons besoin de l'éducation non formelle pour la réussir.
Le temps associatif est celui de l'engagement volontaire, vers un accomplissement personnel qu'on ne peut pas toujours trouver dans le travail.
Vos associations avaient mis en avant la société du temps libre (vraiment libre); Avez-vous été assez vigilants aux discours inversant les valeurs sous prétexte faussement technique sur les 35 heures?
Les Verts continuent de promouvoir une réduction du temps de travail, pour favoriser notamment l'engagement dans la vie associative.
Une vie associative qui aurait perdu son ministère !!! (a-t-il vraiment existé en fait?)
Dans cette campagne, la droite a dénaturé le sens de l'engagement des jeunes de mai 68 (le front populaire fut curieusement épargné). N'est-ce pas une façon de tuer les aspirations d'une jeunesse qui doit pouvoir rêver encore aujourd'hui d'une autre société. j fais partie de ceux qui pensent que l'écologie le permet, en nous invitant à changer de paradigme... en prônant le vivre ensemble et la qualité de vie.
Aujourd'hui la classe politique semble perdre totalement ses repères, la comptabilité électorale et la médiatisation prévalent. Les citoyens organisés en associations devront alors se constituer en rempart démocratique. Jouant leur rôle de corps intermédiaire, surtout celles porteuses de valeurs, regroupées et fédérées comme le CRAJEP s'attache à le faire.
Je ne suis pas un professionnel de la politique et ne compte pas le devenir, même si je veux bien (quand même) faire l'expérience accomplie d'un mandat de député. Vous savez que chez les Verts nous sommes très attachés au non cumul de mandat, au mandat unique ou limité. Il faut que l'exercice des responsabilités politiques soit partagé par le plus grand nombre.
Mes combats à venir resteront dans le champ associatif, éducatif et social... nous ne nous perdrons pas.
La vie associative est un terreau fertile, et sa rencontre avec la chose politique est, on ne peut plus, naturelle.
Vous évoquez dans votre courrier un débat sur ces questions, sur des thématiques, sur des territoires, avec des jeunes... nous y participerons volontiers... pour réfléchir avec vous, vous écouter, dans un contexte singulier. C'est un magnifique exercice de démocratie abouti et vous êtes particulièrement bien placés pour le conduire.
--
Associativement vôtre,
Bruno Chichignoud
Candidat des verts sur la 4 ème circonscription de l'Hérault...
Je crois très bien connaitre et partager les attentes et préoccupations du secteur associatif. A tel point, que j'ai hésité à vous répondre pour éviter de vous infliger une confusion des genres.
Et puis, je me suis dit que dans le contexte politique du moment, très agressif à l'égard des champs éducatif, sociaux et culturel, vous auriez besoin de toutes les contributions pour envisager l'avenir de l'éducation populaire.
Je ne répondrai pas point par point pour éviter les paraphrases sur votre vision des politiques de jeunesse, vous savez que je la porte dans mes divers engagements.
Je resterai plus général au risque de vous décevoir...
Finalement, je crois être assez représentatif et porteur de ce que vous pouvez souhaiter entendre d'un militant de l'écologie politique, candidat à une législative.
Le parti des Verts est né, il y a 20 ans, du secteur associatif, et pas seulement environnemental. Il y puise encore maintenant sa diversité (parfois complexe) et sa régénération permanente.
Vous le savez peut être, dans nos instances, il existe des travaux formels portant sur l'éducation populaire, sur l'économie sociale et solidaire. Et je ne suis pas mécontent de voir inscrit dans le programme national des Verts l'idée qu'il fallait :
- Développer et faire de l'éducation, par des méthodes pédagogiques actives, de la culture, de la recherche des lieux d'émancipation, de transmission et de création de savoirs.(voir tract national)
Avec les associations, nous sommes pour l'heure, inquiets de la mise en cause des services publiques, qu'ils soient portés par les collectivités publiques (et leurs établissements) ou délégués au secteur associatif. Lequel porte souvent ces missions avec encore plus de convictions et de sens de l'intérêt général que les pouvoirs publics eux mêmes.
La société de profit, où l'on renvoie en permanence aux compétitions individuelles (ceux qui se lèvent tôt?) sous prétexte de libertés à conquérir, n'est ni compatible avec l'urgence écologique, ni avec les exigences sociales, culturelles et éducatives d'une société moderne.
On nous prépare une société de concurrence, nous préférons la solidarité. On nous trompe: la concurrence n'est pas la liberté.
L'idée d'allocation d'autonomie est conçue pour aider les jeunes à l'émancipation, cette émancipation que vous favorisez patiemment dans vos actions de terrain. Penser que l'émancipation est innée est aussi absurde que de décréter la délinquance héréditaire. Nous avons besoin de l'éducation non formelle pour la réussir.
Le temps associatif est celui de l'engagement volontaire, vers un accomplissement personnel qu'on ne peut pas toujours trouver dans le travail.
Vos associations avaient mis en avant la société du temps libre (vraiment libre); Avez-vous été assez vigilants aux discours inversant les valeurs sous prétexte faussement technique sur les 35 heures?
Les Verts continuent de promouvoir une réduction du temps de travail, pour favoriser notamment l'engagement dans la vie associative.
Une vie associative qui aurait perdu son ministère !!! (a-t-il vraiment existé en fait?)
Dans cette campagne, la droite a dénaturé le sens de l'engagement des jeunes de mai 68 (le front populaire fut curieusement épargné). N'est-ce pas une façon de tuer les aspirations d'une jeunesse qui doit pouvoir rêver encore aujourd'hui d'une autre société. j fais partie de ceux qui pensent que l'écologie le permet, en nous invitant à changer de paradigme... en prônant le vivre ensemble et la qualité de vie.
Aujourd'hui la classe politique semble perdre totalement ses repères, la comptabilité électorale et la médiatisation prévalent. Les citoyens organisés en associations devront alors se constituer en rempart démocratique. Jouant leur rôle de corps intermédiaire, surtout celles porteuses de valeurs, regroupées et fédérées comme le CRAJEP s'attache à le faire.
Je ne suis pas un professionnel de la politique et ne compte pas le devenir, même si je veux bien (quand même) faire l'expérience accomplie d'un mandat de député. Vous savez que chez les Verts nous sommes très attachés au non cumul de mandat, au mandat unique ou limité. Il faut que l'exercice des responsabilités politiques soit partagé par le plus grand nombre.
Mes combats à venir resteront dans le champ associatif, éducatif et social... nous ne nous perdrons pas.
La vie associative est un terreau fertile, et sa rencontre avec la chose politique est, on ne peut plus, naturelle.
Vous évoquez dans votre courrier un débat sur ces questions, sur des thématiques, sur des territoires, avec des jeunes... nous y participerons volontiers... pour réfléchir avec vous, vous écouter, dans un contexte singulier. C'est un magnifique exercice de démocratie abouti et vous êtes particulièrement bien placés pour le conduire.
--
Associativement vôtre,
Bruno Chichignoud
Candidat des verts sur la 4 ème circonscription de l'Hérault...
Publicité